La loi d’attraction – Les expériences (2)

 

La loi d'attraction

La loi d’attraction

 

La saine responsabilisation

Deepak Chopra disait : « Nos intentions créent nos pensées, nos paroles, nos actions et en dernier lieu, nos expériences ». Si le monde extérieur est créé par notre réalité intérieure, serions-nous donc totalement et exclusivement responsables de tout ce qui nous arrive et du monde qui nous environne ?

De la responsabilisation à la culpabilité

Je pense indispensable de circonscrire tout de suite cette affirmation de responsabilité totale qui, mal comprise, commet bien des dégâts… Il est utile de se souvenir que la loi d’attraction a été popularisée à partir du mouvement New-Age américain que sous-tend parfois une vision excessivement axée sur la responsabilité individuelle (« On a que ce qu’on mérite »).

Même si elle n’est que sous-jacente, cette philosophie peut être très dommageable auprès des personnes fragilisées. Ainsi, expliquer à une femme violée que c’est elle-même qui s’est attirée l’agression et qu’elle est seule responsable de ce qui lui est arrivé, aura pour seul effet de lui faire ressentir un dégoût d’elle-même et une culpabilité qui contribueront à renforcer le caractère insidieux et profond du traumatisme subi.

Tout d’abord, nous avons vu que d’autres facteurs que la loi d’attraction peuvent potentiellement être à l’œuvre dans la genèse d’un événement (cfr. l’article précédent). Il se peut donc que ce ne soit pas (ou pas uniquement) nos vibrations qui aient attiré l’expérience à nous.

Et quant bien même la loi d’attraction se serait exercée seule, le terme de « responsabilité » me semble le plus souvent excessif dans la mesure où c’est généralement de façon inconsciente et non voulue que nous envoyons des vibrations négatives.

Par exemple, il est triste de constater que certaines personnes sont plus souvent victimes d’abus ou d’agressions que d’autres, qu’elles dégagent quelque chose qui attire manifestement les prédateurs en tous genres. Ces personnes présentent généralement les mêmes caractéristiques que celles recherchées par les recruteurs de sectes ou des réseaux de prostitution : une faible estime de soi, des limites mal connues et peu assurées, peu d’affirmation de soi, en perte de repères, mal ou peu entourées…

Qui pourrait dire que ces victimes potentielles sont responsables des blessures émotionnelles – le plus souvent issues de l’enfance – à l’origine des vibrations qui attirent leurs agresseurs ?

Dans ce type de configuration, il me paraît déplacé de parler de responsabilité ou même de « co-création inconsciente » car la frontière avec la culpabilité est ténue. Ce sont juste des fragilités que flairent les prédateurs, de même qu’un fauve attaquera de préférence la proie blessée ou celle qui s’est imprudemment éloignée du troupeau.

Il serait cependant dommage pour ces personnes de rester bloquées dans une identification au statut de victime et de renoncer à redevenir acteurs à part entière de leur vie. Une fois qu’elles ont eu la possibilité de prendre conscience de l’impact négatif de ces fragilités sur leur vie, elles ont le choix de décider de s’en occuper, d’effectuer le travail nécessaire pour les amener à la guérison ou à tout le moins de limiter leurs effets.

S’il existe une responsabilité, elle me semble être là, dans le choix d’effectuer ou non ces démarches de guérison. Et encore, cela peut être plus complexe que cela. Parfois il faut du temps avant d’être prêt à entamer un processus de guérison. Et ce processus peut parfois être long avant d’arriver à la phase où la personne blessée est en mesure de sortir du statut de victime et de se réapproprier pleinement qui elle est (cfr. l’article Processus de guérison). Ne jugeons donc pas trop vite ceux qui ne se prennent pas en main assez vite à notre goût…

La saine responsabilisation

Lorsqu’une personne ne parvient pas à construire une relation amoureuse durable et que ses nombreuses tentatives se soldent toutes par des échecs douloureux, elle pourrait être tentée d’y voir une malchance qui s’acharne sur elle ou de reporter la faute sur l’ensemble du sexe opposé. Bref, de considérer que ce n’est pas à elle de changer. « Se tromper est humain mais lorsque la gomme s’use plus vite que le crayon, c’est qu’on exagère » a dit un certain Josh Jenkins…

Celui qui n’arrive pas ou ne veut pas admettre que quelque chose en lui doit se transformer continuera vraisemblablement à attirer encore et encore des expériences similaires qui lui seront envoyées par la vie jusqu’à ce qu’il prenne conscience de la nécessité d’évoluer. Comme l’a dit Krishnamurti, « Ce qui n’est pas pleinement compris se répète ». Dans le même esprit, Carl Gustav Jung prédisait : « Tout ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin ».

Cependant, cette personne malheureuse en amour pourrait aussi être interpellée par le caractère répétitif de ce qui lui arrive et se dire qu’elle pourrait finalement avoir sa part de responsabilité et qu’il est peut-être temps de se remettre en question.

La saine responsabilisation, c’est la capacité à percevoir dans une situation quelle est la part qui nous incombe et que nous sommes en mesure de faire évoluer positivement, tout en laissant de côté ce qui ne nous appartient pas.

Lorsque par le biais de la loi d’attraction nous nous attirons une expérience, c’est l’occasion de nous interroger : n’est pas le moment de changer quelque chose dans notre vie ? N’avons-nous pas la responsabilité de saisir cette belle opportunité d’évoluer ?

Un regard ouvert et réceptif sur la vie permet de changer son regard sur les événements. Ce qui était ressenti comme une difficulté peut alors être perçu comme une belle mise en lumière, une salutaire occasion d’ajustement.

Selon Charles R. Swindoll, « Nous ne pouvons pas changer notre passé. Nous ne pouvons pas changer les actes d’autrui. Nous ne pouvons pas changer l’inévitable. La seule chose que nous pouvons modifier, c’est notre attitude face à la vie et à ces événements. Je suis convaincu que ma vie est faite à 10% de ce qui m’arrive et à 90% de ma réaction face à ce qui m’arrive ».

Le travail de libération

Nos blessures émotionnelles à faire évoluer sont appelées « mémoires » dans la spiritualité hawaïenne. Ces mémoires peuvent provenir de notre enfance, de nos ancêtres, de nos vies passées…, et se traduire dans notre inconscient sous forme de croyances limitantes envers nous-même.

Souvent, celui qui ressent un manque, une frustration, une blessure…, aura tendance à les compenser ou à les combler à l’extérieur de lui à travers une satisfaction matérielle ou relationnelle. Mais si un apaisement éphémère peut être ressenti à cette occasion, cela ne permettra pas d’atteindre une paix intérieure durable.

C’est en nettoyant ces mémoires, en transformant nos croyances et nos peurs en amour, que nous nous déconditionnons pour gagner en liberté. Cela nécessite un réel travail de transformation à opérer sur soi-même.

Chaque mémoire libérée nous rapprochera un peu plus de qui nous sommes véritablement. Il en naîtra une harmonie et un alignement toujours plus grand de notre être avec nos désirs profonds, qui se concrétisera par l’émission de vibrations hautes et puissantes attirant à nous des vibrations similaires.

Didier de Buisseret

 

 

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